Saint-Vit

Saint-Vit

HISTORIQUE
Saint-Vit s’est développé à dix-huit kilomètres au sud-ouest de Besançon, sur un bas plateau culminant à 301 mètres. Il domine la plaine alluviale où le Doubs coule à 218 mètres d’altitude. Le territoire communal est affecté par divers phénomènes karstiques. En témoigne la présence de dolines, vallées sèches liées à la désorganisation du réseau hydrographique, grottes (l’une vers la gare, l’autre proche de Moulin du Pré) et résurgence de la Tannerie. Saint-Vit s’agrandit, avec le hameau de Benusse en 1822, la commune d’Antorpe, par fusion-association en 1974 et le hameau de Boismurie, en 1968.

Le centre de la cité s’ordonne autour de la place délimitée par la mairie, l’église et le monument aux morts. Quelques maisons ne manquent pas d’intérêt : l’une des plus anciennes se trouve rue Charles de Gaulle, près de la place du Soleil d’Or, en face, l’ancienne halle aux vins qui a appartenu à Charles Tramu, maire de 1871 à 1873, puis de 1876 à 1919 et député de la circonscription de 1898 à 1902 ; rue des Fontaines, une maison est datée de 1662 avec une niche, sous laquelle est inscrit : Vive Marie -Jamais ne périra qui Marie servira ; l’ancien relais de poste, construit en 1778, appartenait à la famille Billon.
Saint-Vit a des origines fort anciennes. Des fouilles, effectuées dans la plaine, ont révélé une activité lithique remontant au mésolithique final, des traces d’habitat sédentaire du néolithique moyen, des enclos protohistoriques avec des sépultures. Au début de notre ère, Saint-Vit se trouve sur une voie de passage, au carrefour de deux voies romaines, la principale allant de Vesontio (Besançon) à Lugdunum (Lyon). Les fouilles effectuées entre 1995 et 2000 ont permis de mettre à jour près de deux cents tombes datées des VIe et VIIe siècles. Au Moyen Age, Saint-Vit est une seigneurie ecclésiastique relevant du doyen du chapitre de la cathédrale de Besançon. Elle devait le rester jusqu’en 1789.

Lors de la Révolution, Saint-Vit devient chef-lieu de canton et le reste jusqu’en 1801. Sous la Convention, la cité est débaptisée et prend temporairement le nom de Egalité-sur-le-Doubs. Un de ses enfants né le 14 octobre 1756, Pierre-François Verne, fils de Georges-Antoine Verne et de Catherine Tramu, engagé volontaire en 1792, devient général de brigade en 1795 mais meurt à la bataille d’Arcole le 15 novembre 1796. Son nom a même été donné au fort de Rosemont à Besançon.

Le XXe siècle débute tragiquement avec la Première Guerre mondiale, où trente-cinq Saint-Vitois sont tués, et la Seconde Guerre mondiale où douze trouvent encore la mort, ainsi que René Roussey, natif de Saint-Vit, instituteur à Boussières, qui fait partie du groupe de résistance, Guy Mocquet. Arrêté par les Allemands, il est fusillé à l’âge de 26 ans avec quinze autres jeunes résistants à la Citadelle de Besançon, en septembre 1943.

En 1946, avec 1 080 habitants, Saint-Vit reste un gros bourg rural. Il faut attendre le milieu des années 60 pour voir s’opérer un véritable décollage. Son expansion se traduit par une diversification de ses activités, créatrice d’emplois, et une extension du tissu urbain. Devenu un centre intermédiaire actif entre Besançon et Dole, Saint-Vit, bourg-centre de la communauté de communes du Val Saint-Vitois, se démarque de la communauté d’agglomération du Grand Besançon et compte parmi les communes les plus dynamiques du département.

GENERALITES
Superficie : 1644 ha, altitude : 221 m
Nombre d’habitants : 4434 (recensement de 1999)
Canton : Boussières
Nom des habitants : les Saint-Vitois

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